#Santé : des #vaccins innovants arrivent sur le marché

 

L’innovation ne concerne pas seulement les nouveaux traitements, dispositifs médicaux ou applications santé pour les smartphones. Elle porte également sur les vaccins.

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Transcription de l’audio

Trois nouveaux vaccins sont désormais accessibles ou le seront bientôt : il s’agit de Dengvaxia® contre la dengue dans les pays endémiques, de Bexsero® pour lutter contre le méningite B et de Shingrix® pour prévenir le zona.

Déjà, celui contre la Dengue est disponible dans 14 pays. C’est un enjeu majeur : l’Organisation mondiale de la santé estime que plus de 390 millions de personnes sont infectées chaque année par ce virus.

Quant au nouveau vaccin contre la méningite B, il est désormais accessible en France, même s’il n’est pas encore remboursé de manière générale.

Et ce n’est pas tout : une prochaine innovation également pour prévenir le zona. Les études cliniques avancées menées sur ce produit montrent des résultats plus qu’encourageants (avec une efficacité d’au moins 90% quelle que soit la tranche d’âge). Et un dossier d’enregistrement a été déposé en Europe.

Pour autant, les recherches des laboratoires privés et publics ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. Il s’agit de se prémunir contre de nouvelles maladies infectieuses ou de mettre au point des candidats vaccins plus efficaces, contre, par exemple, la tuberculose ou la coqueluche.

Un candidat vaccin vise notamment le Clostridium difficile, une bactérie responsable de diarrhées inflammatoires chez les personnes affaiblies ou encore, un autre vaccin empêcherait d’être infecté par le staphylocoque doré. Ce qui permettrait de réduire le recours aux antibiotiques.

Une nouvelle commission technique des vaccinations de la HAS

Les autorités de santé s’organisent pour améliorer la couverture vaccinale. Ainsi, la Haute Autorité de Santé (HAS) a créé une commission technique des vaccinations.

Il s’agit d’unifier l’expertise dans le domaine des recommandations vaccinales et du remboursement des vaccins au sein d’une même institution. Autre mission de cette commission : renforcer la dimension de l’évaluation économique dans l’élaboration des recommandations vaccinales. Ses vingt experts, nommés pour trois ans, vont se réunir pour la première fois ce 25 avril 2017.

 

Les « big Data à découvert » : l’exemple de la santé avec le Professeur Corvol du Collège de France et le @CNRS

Interview du Docteur Pierre Corvol, professeur émérite au Collège de France et co-auteur de l’ouvrage « Les Big Data à découvert », CNRS Editions

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– Qu’apporte le Big Data dans le domaine de la santé ?

L’utilisation de données massives dans le domaine de la santé est crucial. Un individu peut être à l’heure actuelle étudié sur le plan de ses caractéristiques physiques mais aussi de ses caractéristiques biologiques, de son patrimoine génétique et de l’évolution en fonction du temps. Et donc, si on est capable, à l’heure actuelle, de collecter toutes ces données, on peut les relier à l’évolution de la santé, qui n’est pas obligatoirement une évolution vers des maladies mais qui, de temps en temps, peut effectivement s’accompagner d’infections.

On peut donc essayer, de cette façon là, d’améliorer la médecine. Et ceci, en faisant une médecine prédictive, en essayant de mieux repérer chez chaque patient la probabilité qu’il a de développer une maladie, avec aussi une médecine de précision, c’est à dire de faire un traitement à la carte, de ne pas donner à un individu un traitement à l’aveugle mais d’essayer de le personnaliser en quelque sorte. C’est particulièrement vrai pour le cancer. De cette façon là, il est possible d’améliorer la prévention, ce qui essentiel en médecine. Il s’agit donc d’essayer de repérer chez chaque individu le risque de développer une maladie quelle qu’elle soit.

– Comment peut-on exploiter et agréger ces données pour qu’elles soient utiles pour les chercheurs et également pour les médecins ?

Aujourd’hui, rien n’est figé en matière de Big Data puisque certains pays, comme le nôtre, développent seulement maintenant une collection des Big Data. C’est à dire qu’il faut pouvoir avoir un système d’information de ces données qui soit suffisamment fiable, reconnu par l’ensemble de la communauté médicale et scientifique. On parle le même langage : lorsqu’on a telle maladie, il faut qu’elle soit appelée de la même manière dans toute la France et aussi dans les autres pays, pour pouvoir comparer ce qui est réellement comparable. On progresse de cette façon là pour pouvoir affiner le diagnostic et ensuite le traitement. Et on a la possibilité d’avoir accès à des stockages de données massives qui vont pouvoir être réutilisés avec différents objets, différents projets comme par exemple, les analyses médicoéconomiques qui peuvent être faites mais aussi, ce qui intéresse plus les gens particulièrement, une analyse plus ciblées, individuelle pour essayer mieux de repérer le risque de développer telle ou telle infection.

– Quels sont les freins actuels qui devraient et qui pourraient être levés ?

Comme freins actuels, il y a peut-être une certaine méfiance du public. C’est logique que le public se dise que ce sont mes données et il est hors de question de lever en quelque sorte l’anonymisation de ces données. Il faut bien savoir que toute cette collecte de données doit se faire de façon extrêmement cryptée et la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) y veille et elle est très vigilante sur ces questions. Le deuxième aspect des choses, c’est la cherté. Pour pouvoir collecter ces données, il faut disposer d’outils performants pour les mesurer, les stocker et ensuite, les exploiter. Tout ceci nécessite une infrastructure qui se met en place, d’abord à un niveau limité, expérimental en France. Nous avons des cohortes de patients qui acceptent cette étude prospective au bénéfice de la communauté et de la société dans les années à venir.

 

Pour en savoir plus : le nouvel ouvrage didactique écrit par les chercheurs du CNRS « Les Big Data à découvert », sous la direction de Mokrane Bouzeghoub et de Rémy Mosseri, CNRS Editions.

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Faciliter l’accès au numérique et aux emplois des plus fragiles

Aujourd’hui, en France, une personne sur cinq n’a pas, ou peu, accès aux technologies numériques. Que ce soient les seniors, les ménages à faibles revenus, les personnes les moins qualifiées, ces Français les plus fragiles auraient pourtant le plus à gagner de toutes les opportunités qu’offre le numérique aujourd’hui. WeTechCare leur permet d’accéder non seulement aux technologies digitales mais aussi aux emplois.

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Les services se digitalisent, les pouvoirs publics dématérialisent tous les formulaires administratifs. Parallèlement, la e-santé, le civictech, la smart city, le numérique envahissent notre quotidien. Il devient donc urgent d’embarquer tous les « exclus du digital » pour leur de prendre le train du numérique pour saisir les opportunités qu’offrent tous ces progrès.

C’est tout l’enjeu de WeTechCare, une association innovante qui travaille au quotidien pour mettre dans les mains des plus fragiles toutes les capacités nouvelles, la démultiplication d’opportunités et de liens qu’offre le web.

Cécilia Creuzet Germain en est la directrice adjointe, co-fondatrice.

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Transcription de l’audio

L’un des premiers enjeux de WeTechCare, c’est d’utiliser le numérique pour tirer les jeunes vers l’emploi. Nous avons ainsi créé Clicnjob.fr, un site qui aide les 16-25 ans à décrocher un travail.

Sur Clicnjob, on prépare les jeunes au grand marathon de l’emploi : identifier un secteur, trouver des offres en ligne, postuler, passer un entretien, reprendre tes études… ClicNJob aide les jeunes à y voir plus clair dans le monde du travail et leur permet de s’entraîner via des quiz ludiques à chaque étape de leur insertion, pour mettre toutes  les chances de leur côté. Par ce que chercher un job, ça s’apprend, et que ça va plus vite avec un coach !

For Kids First, le premier carnet de liaison digital des familles

Claire Guénon For Kids First

Concentrer toutes les données de la famille et simplifier les échanges entre ses différents membres, tel est l’objectif de For Kids First. Ce nouveau service sera très bientôt proposé à toutes les familles avec enfants, qu’elles soient regroupées sous le même toit, séparées ou recomposées.

Claire Guénon, présidente-fondatrice de For Kids First, a eu la judicieuse idée de créer cette interface pour les familles.

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Transcription de l’audio :

« C’est un carnet de liaison numérique, sécurisé qui permet d’échanger sur une seule et même plateforme toutes les données concernant les enfants : scolaires, extra-scolaires, des photos, des vidéos… Cela permet à tous les parents d’échanger leurs informations au sein de leur famille mais aussi de toutes les personnes qui gravitent autour de l’enfant comme les crèches ou les nourrices. Et cet outil est innovant car il est sécurisé mais surtout gratuit et donc accessible à tous. »

Plus de 200 familles, déjà inscrites sur le site Forkidsfirst.com, attentent la sortie imminente de la plateforme (au début de ce printemps). Très active sur les réseaux sociaux, l’équipe de la start-up entend faire évoluer le site tous les jours pour bénéficier de l’Uberisation de la famille, laquelle n’en est encore qu’à ses débuts.

Eurofins : un réseau mondial de start-ups fédérées

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Le spécialiste de l’analyse agroalimentaire, pharmaceutique, environnementale et clinique connaît toujours une expansion soutenue : de 1,5 à 2 fois plus élevée que ses marchés. L’un des secrets du succès de ce groupe, fondé en 1987, réside dans son organisation innovante et décentralisée, en réseau d’entreprises indépendantes.

Un choix délibéré fait par Gilles Martin, son président fondateur, qui préfère miser sur des jeunes qui innovent pour créer de la valeur :

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Transcription de l’audio :

« Bien qu’Eurofins soit devenue une entreprise de taille intermédiaire avec plus de 27000 salariés dans le monde, nous sommes encore une école des start-up, si l’on peut dire, puisque nous avons un fonctionnement original. Nous sommes organisés en 310 sociétés indépendantes qui chacune gère un laboratoire et chacune de ces sociétés est dirigée par un entrepreneur.
C’est soit un entrepreneur qui nous a rejoint avec son entreprise, dont nous avons fait l’acquisition, soit un entrepreneur qui s’est développé au sein d’Eurofins, à l’intérieur. Au cours des quatre dernières années, nous avons créé 76 start-ups et à chaque fois, c’est un jeune ou une jeune à qui nous donnons l’occasion de créer leur entreprise. En général, ils ou elles vont passer deux ou trois ans dans notre groupe pour apprendre comment fonctionne un laboratoire d’analyse et puis, nous lui donnons, 2 à 5 millions d’euros pour créer son entreprise, embaucher ses salariés, et rechercher ses clients, investir dans des nouvelles technologies, faire de la recherche. Ils disposent d’un peu d’encadrement, de soutien au sein du groupe mais ils doivent gérer leur entreprise comme s’ils l’avaient créée indépendamment.

Eurofins, c’est un peu une école de l’entreprenariat, au delà de sa spécialisation dans ses technologies d’analyse et de ses positions de leader mondial, par l’impact cumulé de toutes ces entreprises indépendantes. »

Des études en vie réelle pour mieux équilibrer son diabète

Mieux comprendre les nouvelles pratiques de surveillance glycémique chez les personnes atteintes de diabète et utilisant FreeStyle Libre dans « la vraie vie ». Tel était l’objectif d’une étude présentée à la 10ème conférence internationale consacrée aux technologies et traitements avancés du Diabète, qui a eu lieu à Paris mi-février.

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Transcription de l’audio :

Des données anonymisées ont été recueillies auprès de 50 000 utilisateurs en Europe du FreeStyle Libre.Tous ces patients utilisent ce dispositif de mesure de glycémie en continu, avec un capteur placé sur le bras, et sans avoir à se piquer le bout des doigts. L’étude en vie réelle confirme que le FreeStyle Libre améliore la prise en charge du diabète et la qualité de vie des utilisateurs.  Grâce à ce dispositif, les diabétiques contrôlent leur taux de sucre 16 fois par jour en moyenne, soit trois à quatre fois plus qu’avec un autopiqueur classique. Ils peuvent ainsi mieux comprendre leur équilibre glycémique et réduire leurs hyper et hypoglycémies.

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Pour Gérard Raymond, le Président de la Fédération Française des Diabétiques, les patients utilisant ces nouvelles technologies modifient leur comportement :

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Transcription de l’audio :

Les études de vraie vie sont indispensables aujourd’hui pour pouvoir construire des nouvelles innovations qui sont adaptées aux attentes et aux besoins des patients. C’est bien pour cela qu’il faut que les structures associatives mais aussi les industriels prennent en compte ce que l’on appelle la « vraie vie », c’est-à-dire comment le patient fait l’usage de ces nouveaux dispositifs, se les accapare, les introduit dans son mode de vie et dans son projet de vie. C’est en cela qu’effectivement, cela devient une innovation de rupture. »

Une nouvelle cure thermale redonne de la voix

Une nouvelle cure thermale est née. Allevard prend désormais en charge les pathologies de la voix. Située dans l’Isère, entre Grenoble et Chambery, cette station thermale renoue ainsi avec son savoir-faire séculaire. Au début du 20ème siècle, les chanteuses wagnériennes, les ténors et les avocats venaient déjà traiter leur cordes vocales dans ce village alpin.

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Car l’eau d’Allevard a une particularité : elle contient du soufre à l’état gazeux. Et ce soufre envoyé sous forme de gaz préserve les cordes vocales très sensibles. Il permet aussi de recouvrer l’usage de sa voix.

 

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Thierry Thomas, est responsable des programmes complémentaires thérapeutiques aux thermes d’Allevard explique comment :

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L’équipe thérapeutique propose aujourd’hui une prise en charge complète des pathologies de la voix : l’eau thermale sous forme de gaz, associée à de la technique vocale et de la gestion du stress, sans oublier un peu de musculation. Les détails de Thierry Thomas :

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Cette innovation dans le thermalisme est proposée en deux versions : une cure thermale conventionnée et une cure de six jours.