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Le laboratoire Roche

Le laboratoire Roche

Stratégie

 La médecine personnalisée toujours à l’honneur

La pharmacie et le diagnostic ont permis au laboratoire suisse de devenir un champion des traitements personnalisés. Les développements conjoints de thérapies et de tests vont encore s’accélérer.

Photo RocheBien campé sur ses pieds, le géant helvète regarde encore et toujours dans la même direction. Focalisé sur la pharmacie et le diagnostic, Roche s’attache à mettre au point des traitements et des tests innovants,adaptés aux patients et de plus en plus personnalisés. Autorisé en Europe depuis février, le Zelboraf®, innovation dans le traitement du mélanome métastasé muté, en est un parfait exemple. C’est le premier médicament à avoir été développé conjointement avec son test compagnon. D’autres lancements se préparent activement, notamment en France car, avec plus de 42 molécules en phase III ou en cours d’enregistrement, le portefeuille du laboratoire suisse est jugé impressionnant.

Une recherche productive

Ce résultat n’est pas le fruit du hasard. Roche consacre 19 % de son chiffre d’affaires à sa recherche & développement. Un succès que le groupe doit à ses propres équipes internes mais aussi à sa division californienne Genentech, qui a mis au point bon nombre de ses anticorps monoclonaux phares (voir encadré), et à son partenariat avec le laboratoire japonais Chugai, consolidé par des liens capitalistiques (59,89 % du capital et 61,62 % de ses droits de vote au 31 décembre 2011). En fait, la recherche du groupe est organisée en quatre unités : outre Genentech, représentant aujourd’hui la plus importante d’entre elles (voir encadré) et Chugai, Roche possède aussi sa propre unité de recherche et développement précoce en pharmacie et une autre, consacrée aux diagnostics. Très tournées vers l’extérieur, ses équipes de chercheurs travaillent également de concert avec les scientifiques universitaires via des partenariats académiques.

Numéro un mondial du diagnostic in vitro

Complémentaire de la division pharmaceutique au sein de la médecine personnalisée, la division Diagnostics se porte également comme un charme. L’innovation y est, là encore, privilégiée, dans la mise au point de matériels et de réactifs adaptés à la demande des clients. En outre, sont développés de plus en plus des tests associés aux thérapies ciblées (voir interview de Severin Schwan). Pour stimuler sa croissance, des acquisitions ne sont pas non plus exclues. Fin 2011, Roche a racheté Verum Diagnostica GmbH, l’un des leaders en diagnostic de la coagulation et plus particulièrement de l’analyse de la fonction plaquettaire, implanté en Allemagne. Très récemment, le marché a parié sur de nouvelles emplettes dans le diagnostic. Des rumeurs ont prêté à Roche un regain d’intérêt pour la firme de diagnostic californienne Illumina, dont l’offre hostile, fin 2011-début 2012 avait échoué.
A l’époque, malgré un relèvement de son prix d’offre de 44,50 à 51 dollars, le groupe helvète n’était pas parvenu à convaincre le conseil d’administration de sa cible spécialisée dans le séquençage de gènes, qui estimait ce prix encore sous-évalué. Du coup, les spéculations sont revenues sur le devant de la scène, pariant cette fois-ci sur une offre nettement relevée (à 60 dollars par titre Illumina). Ces rumeurs n’ont pas été commentées par son CEO Severin Schwan (voir interview). En revanche, le groupe suisse n’a pas caché qu’il envisageait toujours de se développer dans le séquençage de gènes, en interne ou… en externe.

Des résultats à la hauteur des espérances

Pharmacie et diagnostics représentent toujours les piliers du groupe. La bonne tenue des ventes des anticancéreux, comme MabThera®/Rituxan®, Herceptin® et Avastin®, qui représentent 52 % du chiffre d’affaires dans la pharmacie, ainsi que les prestations aux laboratoires cliniques continuent de doper les facturations de l’ensemble. Au cours des neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de Roche a ainsi crû de 7 % (+4 % à taux de change constants) pour s’établir à 33,7 milliards de francs suisses. Un montant tout à fait conforme aux attentes de la place. A l’échelle internationale, l’activité pharmaceutique a montré des signes de faiblesse en l’Europe de l’Ouest (- 2 % à devises constantes), compensés toutefois par la vigueur des Etats-Unis (+ 6 %) et le reste de l’international (+ 9 % hors Japon). Longtemps désavantagé par la vigueur du franc suisse, Roche a profité de la faiblesse de sa devise (contre dollar et euro) depuis le début de l’année. A noter également la consolidation de la franchise HER2 avec le lancement réussi de Perjeta® aux Etats-Unis.

Des prévisions de résultats confirmées

A l’issue de la publication du chiffre d’affaires des neuf premiers mois, les dirigeants ont confirmé leurs prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2012. Ainsi tablent-ils sur une hausse des facturations comprise entre 1 et 4 % (à taux de change constants) aussi bien pour le groupe que pour la division pharma. Quant aux ventes de la division Diagnostics, elles devraient une nouvelle fois enregistrer une performance supérieure à celle du marché. La progression attendue de ses ventes, conjuguée à une maîtrise des coûts, devrait lui permettre de dégager cette année, comme prévu, un bénéfice net en hausse de 6 à 9 % (hors impact de change). Le groupe a bien l’intention de poursuivre sa politique de distribution généreuse. Au titre de 2011, il a distribué un dividende de 6,80 francs suisses pour les bons de jouissance (sans droits de vote) en progression de 3 % (après un bond de 10 % en 2010), ce qui marque la 25e hausse consécutive du coupon distribué. Autre avantage de Roche : les brevets de ses principaux produits pharmaceutiques seront encore protégés pendant quelques années (jusqu’en 2018 aux Etats-Unis pour Rituxan®/Mab- Thera® et pour Pegasys® et 2019, toujours outre-Atlantique, pour Avastin®, Herceptin® et Lucentis® (commercialisé par Novartis en dehors des Etats-Unis). La Bourse apprécie puisque l’action a bondi de 25 % depuis un an, enregistrant une meilleure performance que ses indices pharma de référence.
Christine Colmont

Encadré

L’indépendance, clef du succès de Genentech

Clairvoyant, Roche a très tôt misé sur la biotechnologie. Dès les années 1990, il a jeté son dévolu sur l’une des sociétés de biotechnologie les plus prometteuses de l’époque : la Californienne Genentech. Le succès a été au rendez-vous puisque les équipes de Genentech ont mis au point les anticancéreux vedettes Mab- Thera®, Herceptin® et Avastin®, Tarceva®. En 2009, pour optimiser son réseau américain notamment, il a mis la main sur 44 % des actions Genentech qu’il ne possédait pas encore et a retiré sa filiale de la cote new-yorkaise. Pour autant, Roche a continué de respecter l’indépendance de Genentech. « Lors de la fusion, Roche s’était engagé à ne pas s’immiscer dans notre fonctionnement. Nous devons respecter notre budget mais la direction de Roche n’intervient en rien dans nos décisions en matière scientifique ou dans le domaine du développement de médicaments », nous a expliqué Ira Mellman, vice-président de la recherche en oncologie chez Genentech, de passage à Paris. Concrètement, il incombe à Genentech et à l’unité de R&D précoce de Roche de faire des découvertes, de mettre au point les candidats médicaments et d’en assurer le développement clinique jusqu’aux études de phase II (preuve du concept). « Si l’existence d’un concept semble se confirmer, nous le présentons à Roche, qui reprend alors le programme à son compte afin d’en réaliser une étude de phase III, d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, de s’occuper de son lancement et de sa production, ajoute le chercheur. Au cours des six dernières années, nous avons fait de très nombreuses découvertes, en développant 35 candidats cliniques (cinq ou six par an) et 30 NMR (nouveaux programmes entrés en phase clinique). Nous dénombrons actuellement 19 programmes cliniques en cours. Pendant la période susmentionnée, quatre molécules sont passées en développement de phase III ou ont été lancées, comme Erivedge® (inhibiteur de la voie de signalisation hedgehog utilisé dans le traitement du carcinome basocellulaire) ou le Pertuzumab® (anticorps similaire à l’Herceptin®). Une troisième molécule devrait être lancée à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. » Au total, Genentech emploie 14 000 personnes, dont environ 1 300 dans la recherche proprement dite. Ses effectifs comptent environ 120 titulaires de bourses de recherche postdoctorale, un chiffre très proche de ce que l’on observe dans les institutions universitaires. Ses scientifiques doivent publier des articles pour être promus.
L’intégration de Genentech au sein de Roche a, en outre, facilité la relation avec la division Diagnostics de Roche. « Nous avons été la première entreprise à proposer un test diagnostic en oncologiepour l’Herceptin®, ajoute Ira Mellman. Nous avons dû déployer des efforts considérables pour y parvenir. Ceci étant, le groupe ne nous oblige pas à travailler avec lui. Si nous trouvons une technologie plus performante ailleurs, nous sommes parfaitement libres de collaborer avec une autre entreprise. General Electric a par exemple développé une nouvelle plate-forme d’imagerie très prometteuse. Bien entendu, si cette innovation nous séduit, Roche entamera probablement des négociations avec General Electric pour obtenir l’octroi d’une licence ou faire bénéficier le groupe de cette technologie », conclut le vice-président.

Pour télécharger le dossier Roche dans le magazine mensuel Pharmaceutiques, cliquer ici

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