Faciliter l’accès au numérique et aux emplois des plus fragiles

Aujourd’hui, en France, une personne sur cinq n’a pas, ou peu, accès aux technologies numériques. Que ce soient les seniors, les ménages à faibles revenus, les personnes les moins qualifiées, ces Français les plus fragiles auraient pourtant le plus à gagner de toutes les opportunités qu’offre le numérique aujourd’hui. WeTechCare leur permet d’accéder non seulement aux technologies digitales mais aussi aux emplois.

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Les services se digitalisent, les pouvoirs publics dématérialisent tous les formulaires administratifs. Parallèlement, la e-santé, le civictech, la smart city, le numérique envahissent notre quotidien. Il devient donc urgent d’embarquer tous les « exclus du digital » pour leur de prendre le train du numérique pour saisir les opportunités qu’offrent tous ces progrès.

C’est tout l’enjeu de WeTechCare, une association innovante qui travaille au quotidien pour mettre dans les mains des plus fragiles toutes les capacités nouvelles, la démultiplication d’opportunités et de liens qu’offre le web.

Cécilia Creuzet Germain en est la directrice adjointe, co-fondatrice.

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Transcription de l’audio

L’un des premiers enjeux de WeTechCare, c’est d’utiliser le numérique pour tirer les jeunes vers l’emploi. Nous avons ainsi créé Clicnjob.fr, un site qui aide les 16-25 ans à décrocher un travail.

Sur Clicnjob, on prépare les jeunes au grand marathon de l’emploi : identifier un secteur, trouver des offres en ligne, postuler, passer un entretien, reprendre tes études… ClicNJob aide les jeunes à y voir plus clair dans le monde du travail et leur permet de s’entraîner via des quiz ludiques à chaque étape de leur insertion, pour mettre toutes  les chances de leur côté. Par ce que chercher un job, ça s’apprend, et que ça va plus vite avec un coach !

For Kids First, le premier carnet de liaison digital des familles

Claire Guénon For Kids First

Concentrer toutes les données de la famille et simplifier les échanges entre ses différents membres, tel est l’objectif de For Kids First. Ce nouveau service sera très bientôt proposé à toutes les familles avec enfants, qu’elles soient regroupées sous le même toit, séparées ou recomposées.

Claire Guénon, présidente-fondatrice de For Kids First, a eu la judicieuse idée de créer cette interface pour les familles.

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Transcription de l’audio :

« C’est un carnet de liaison numérique, sécurisé qui permet d’échanger sur une seule et même plateforme toutes les données concernant les enfants : scolaires, extra-scolaires, des photos, des vidéos… Cela permet à tous les parents d’échanger leurs informations au sein de leur famille mais aussi de toutes les personnes qui gravitent autour de l’enfant comme les crèches ou les nourrices. Et cet outil est innovant car il est sécurisé mais surtout gratuit et donc accessible à tous. »

Plus de 200 familles, déjà inscrites sur le site Forkidsfirst.com, attentent la sortie imminente de la plateforme (au début de ce printemps). Très active sur les réseaux sociaux, l’équipe de la start-up entend faire évoluer le site tous les jours pour bénéficier de l’Uberisation de la famille, laquelle n’en est encore qu’à ses débuts.

Eurofins : un réseau mondial de start-ups fédérées

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Le spécialiste de l’analyse agroalimentaire, pharmaceutique, environnementale et clinique connaît toujours une expansion soutenue : de 1,5 à 2 fois plus élevée que ses marchés. L’un des secrets du succès de ce groupe, fondé en 1987, réside dans son organisation innovante et décentralisée, en réseau d’entreprises indépendantes.

Un choix délibéré fait par Gilles Martin, son président fondateur, qui préfère miser sur des jeunes qui innovent pour créer de la valeur :

Gilles Martin

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Transcription de l’audio :

« Bien qu’Eurofins soit devenue une entreprise de taille intermédiaire avec plus de 27000 salariés dans le monde, nous sommes encore une école des start-up, si l’on peut dire, puisque nous avons un fonctionnement original. Nous sommes organisés en 310 sociétés indépendantes qui chacune gère un laboratoire et chacune de ces sociétés est dirigée par un entrepreneur.
C’est soit un entrepreneur qui nous a rejoint avec son entreprise, dont nous avons fait l’acquisition, soit un entrepreneur qui s’est développé au sein d’Eurofins, à l’intérieur. Au cours des quatre dernières années, nous avons créé 76 start-ups et à chaque fois, c’est un jeune ou une jeune à qui nous donnons l’occasion de créer leur entreprise. En général, ils ou elles vont passer deux ou trois ans dans notre groupe pour apprendre comment fonctionne un laboratoire d’analyse et puis, nous lui donnons, 2 à 5 millions d’euros pour créer son entreprise, embaucher ses salariés, et rechercher ses clients, investir dans des nouvelles technologies, faire de la recherche. Ils disposent d’un peu d’encadrement, de soutien au sein du groupe mais ils doivent gérer leur entreprise comme s’ils l’avaient créée indépendamment.

Eurofins, c’est un peu une école de l’entreprenariat, au delà de sa spécialisation dans ses technologies d’analyse et de ses positions de leader mondial, par l’impact cumulé de toutes ces entreprises indépendantes. »