Viva Technology : 100 000 visiteurs, 1800 start-up

La troisième édition Viva Technology, le rendez-vous mondial des start-ups et de l’innovation, a accueilli cette année plus de 100 000 visiteurs.

IMG_2032

Au Paris Expo Porte de Versailles de Paris, 1 800 start-ups exposantes ou en pitch, 1 900 investisseurs et des milliers de dirigeants, ainsi que 1 900 journalistes sont venus du monde entier pour participer à ce salon des start-up et de l’innovation. L’occasion d’effectuer des rencontres fructueuses et d’initier des collaborations. La HealthTech I.CERAM était venue présenter ces implants de haute technologie en céramiques, offrant une biocompatibilité remarquable et permettant un relarguage d’antibiotiques in situ.
Créée en Décembre 2005 par André Kérisit, I.CERAM est basée sur le parc technologique d’Ester à Limoges (à quelques encablures d’un CHU et de l’École Nationale Supérieure de Céramique Industrielle ). Elle possède son propre outil industriel et dispose d’un laboratoire céramique.
IMG_2022
Pour  André Kérisit, Président Directeur Général et le Docteur Eric Denes, Directeur scientifique d’I.CERAM, ces implants apportent de nouvelles solutions thérapeutiques dans les indications des infections osseuses et des métastases osseuses.
microphone

La société I.CERAM, basée à Limoges, développe une céramique d’Alumine poreuse qui a la caractéristique de pouvoir remplacer un morceau d’os. Elle possède trois fois la résistance de l’os et la même structure poreuse. Sa porosité lui permet d’être chargée en molécules actives dont des antibiotiques. Ces implants remplacent une partie d’os malade infectée ou tumorale, en délivrant localement une très forte quantité de traitement antibiotique. Ce qui permet, dans une zone infectée, d’éviter que l’implant ne s’infecte et qu’il doive être retiré. Pour l’heure, ces dispositifs ont été utilisés dans le cas d’infections sternales et d’infections osseuses qui nécessitent une chirurgie complexe très largement simplifiée par l’utilisation en un seul temps de la céramique »

Son Président Directeur Général André Kérisit, précise que :
microphone

I.CERAM a implanté 13 sternums : Limoges, Nice, Marseille, Reims, les centres poseurs. La deuxième étape sera le marquage CE à obtenir. La troisième : les contrats de distribution que nous avons commencé à signer et à développer avec des partenaires attendent le marquage CE pour pouvoir démarrer les ventes. Et enfin, suivra l’industrialisation sur le site de Limoges qui produira la totalité de la technologie.

Vers une meilleure attractivité de la recherche médicale française

 La réforme de la procédure de choix des CPP (Comités de Protection des Personnes) chargés d’évaluer les essais cliniques a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Le processus de sélection défini par cette nouvelle loi sera bénéfique aux patients, à la recherche médicale et aux start-up de la Healthtech.

La proposition de loi présentée par les députés Cyrille Isaac-Sibille et Philippe Berta a reçu le soutien d’une majorité de députés ainsi que celui d’Agnès Buzyn, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé. Quand ce texte rentrera en application, il permettra un « tirage au sort intelligent » parmi plusieurs CPP intégrant les compétences et l’expertise nécessaires à l’examen d’une recherche ciblée (thérapie génique, pédiatrie,..) tout en maintenant un objectif légitime de lutte contre d’éventuels conflits d’intérêts.

Dans une étude prospective réalisée pour l’association par le Boston Consulting Group, France Biotech avait révélé en novembre 2017, que 68% des essais cliniques mis en œuvre par les principales Healthtech françaises étaient effectués à l’étranger.

Le point avec Maryvonne Hiance, présidente de France Biotech qui était, récemment , l’invitée d’un Café de la Santé du Lir.

http://www.lir.asso.fr/

M.Hiance-Juin-2016-3

microphone

Comment France Biotech souhaiterait travailler d’avantage avec les grandes sociétés pharmaceutiques ?

France Biotech, qui regroupe essentiellement des entreprises de technologies innovantes dans le domaine de la santé, souhaite évidemment travailler en phase avec les Big Pharma même si le modèle économique est complètement différent. Mais toutes souhaitent que les industries de la santé soient reconnues comme majeures en France. Ce sont des enjeux économique et sociétal évidents puisque l’étude BCG, que nous venons de mener, montrent que les 20 premières sociétés de biotechnologie de notre association pourraient générer en 2030 plus de 40 milliards de chiffre d’affaires, représenter 130 000 emplois supplémentaires ainsi que soigner 11 millions de patients en France et 250 millions dans le monde.

Que faire pour améliorer l’accès à l’innovation en France ?

France Biotech préconise de mettre en place un véritable plan santé global au niveau national, incluant toutes les problématiques qui se posent aujourd’hui : simplification administrative, financement des entreprises, amélioration du transfert de technologie ainsi que de la production.

Que faudrait-il faire justement pour améliorer la production de biomédicaments ?

Aujourd’hui, les petites initiatives en matière de production sont encore insuffisantes et la majorité des sociétés de biotechnologie vont produire à l’étranger. Deux possibilités s’offrent à nous. La première serait de faire comme la Chine, c’est à dire à Shanghai où un complexe industriel a été mis en place, en partant de 0, ce qui permet de travailler à la fois sur la recherche de production de cellules, mise au point de process de biomédicaments et production commerciale. Ce serait l’idéal. La seconde alternative consisterait, à partir de toutes les petites entreprises capables de mettre au point des process industriels, il faudra les accompagner, les aider à participer à des programmes européens pour qu’elles puissent mettre au point les premières étapes de production et ensuite, avec les entreprises que nous avons, que nous puissions assurer la production commerciale.