Le digital pour faciliter la prise en charge du diabète

Le congrès de la Société Francophone du Diabète (SFD) ouvre ses portes aujourd’hui à Nantes. La santé mobile et connectée sera à l’honneur de cette édition 2018.

Ainsi une conférence est-elle organisée le 21 mars par Orkyn’ (groupe Air Liquide) sur le thème du digital dans la santé.

Les feux des projecteurs sont aussi braqués cette année sur une nouvelle solution protégeant les patients diabétiques de l’hypoglycémie : le système MiniMed™ 640G qui vient d’être pris en charge par l’Assurance Maladie.

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Emmanuelle Taret-Hoppenot est Responsable marketing Diabète, Medtronic France :

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« C’est un système qui est conçu pour protéger le patient de l’hypoglycémie, couplant un capteur de mesure en continu du glucose (CGM) avec une pompe à insuline. Il est indiqué pour tous les patients diabétiques de type 1, enfants ou adultes sans limitation d’âge, qui portent une pompe à insuline depuis au moins six mois et qui pratiquent une surveillance de leur glycémie, quelque soit le moyen, au moins quatre fois par jour ».

Une pompe à insuline est un petit dispositif (à peu près de la taille d’un téléphone portable), porté en externe, qui administre de l’insuline par un cathéter très fin inséré sous la peau. Elle est couplée à un moniteur de glucose en continu (CGM), constitué d’un petit capteur inséré par le patient juste sous la peau, qui mesure la glycémie en continu, et d’un transmetteur associé qui envoie ces mesures de glycémie à une pompe à insuline. Cette solution prise en charge va contribuer à améliorer la qualité de vie des patients concernés (6 000 en France).

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« Le patient va porter sa pompe à insuline et un capteur de glucose. En fonction des informations transmises par le capteur, quand la pompe détecte un risque d’hypoglycémie, elle arrêtera l’administration d’insuline et quand le système estimera le risque passé, puisque la glycémie sera suffisamment remontée, la pompe fera redémarrer d’elle-même l’administration d’insuline. L’hypoglycémie est une vraie problématique pour les patients et leur entourage : en moyenne, surviennent, en effet, 7,4 hypoglycémies par mois, avec des tremblements, sueur, vision trouble…, lesquelles vont empêcher la personne de vivre une vie normale. Un patient diabétique va passer plus de onze heures à s’en remettre. C’est loin d’être anodin. C’est pourquoi, il était si important de se battre pour que cette solution soit accessible à tous les patients », poursuit Emmanuelle Taret-Hoppenot.

 

L’innovation en santé à l’honneur

Les journées nationales de l’innovation Santé débutent ce vendredi 26 janvier à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris pour se terminer dimanche 28 janvier. De quoi susciter des vocations pour les innovateurs de demain.

Une large part du monde la santé participe à cet évènement co-organisé par le ministère des Solidarités et de la santé : patients et associations, chercheurs et organismes publics, soignants et établissements hospitaliers, entreprises, start-ups et industriels…

Pour déboucher sur des découvertes concrètes, l’innovation en santé doit, en effet, bénéficier d’un écosystème favorable, réunissant grandes entreprises de santé (laboratoires et fabricants de dispositifs médicaux), start-ups, universitaires et chercheurs, fonds de capital investissement, centres hospitaliers de référence… L’objectif : créer des réseaux solides qui peuvent combiner les ressources, les idées et les technologies. Une voie ouverte, d’Open-innovation qui est notamment suivie par le groupe Johnson & Johnson depuis plusieurs années.

Ainsi, un projet d’espace de co-working est né à Val-de-Reuil, en 2015, à partir d’une simple idée : connecter un site de Recherche & Développement directement avec des entreprises innovantes, des start-ups, des PME, des entrepreneurs et favoriser cette dynamique entrepreneuriale pour co-créer ensemble de nouvelles innovations thérapeutiques dans la pharmacie et sur le secteur du bien-être. La création d’un lieu physique pour faciliter les interactions a donc vu le jour. Chez Johnson & Johnson, l’innovation prend sa source dans les besoins du patient et du consommateur.

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Asma Serier est responsable d’un programme d’open Innovation pour le groupe Johnson & Johnson pour l’Europe :

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#Santé : des #vaccins innovants arrivent sur le marché

 

L’innovation ne concerne pas seulement les nouveaux traitements, dispositifs médicaux ou applications santé pour les smartphones. Elle porte également sur les vaccins.

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Transcription de l’audio

Trois nouveaux vaccins sont désormais accessibles ou le seront bientôt : il s’agit de Dengvaxia® contre la dengue dans les pays endémiques, de Bexsero® pour lutter contre le méningite B et de Shingrix® pour prévenir le zona.

Déjà, celui contre la Dengue est disponible dans 14 pays. C’est un enjeu majeur : l’Organisation mondiale de la santé estime que plus de 390 millions de personnes sont infectées chaque année par ce virus.

Quant au nouveau vaccin contre la méningite B, il est désormais accessible en France, même s’il n’est pas encore remboursé de manière générale.

Et ce n’est pas tout : une prochaine innovation également pour prévenir le zona. Les études cliniques avancées menées sur ce produit montrent des résultats plus qu’encourageants (avec une efficacité d’au moins 90% quelle que soit la tranche d’âge). Et un dossier d’enregistrement a été déposé en Europe.

Pour autant, les recherches des laboratoires privés et publics ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. Il s’agit de se prémunir contre de nouvelles maladies infectieuses ou de mettre au point des candidats vaccins plus efficaces, contre, par exemple, la tuberculose ou la coqueluche.

Un candidat vaccin vise notamment le Clostridium difficile, une bactérie responsable de diarrhées inflammatoires chez les personnes affaiblies ou encore, un autre vaccin empêcherait d’être infecté par le staphylocoque doré. Ce qui permettrait de réduire le recours aux antibiotiques.

Une nouvelle commission technique des vaccinations de la HAS

Les autorités de santé s’organisent pour améliorer la couverture vaccinale. Ainsi, la Haute Autorité de Santé (HAS) a créé une commission technique des vaccinations.

Il s’agit d’unifier l’expertise dans le domaine des recommandations vaccinales et du remboursement des vaccins au sein d’une même institution. Autre mission de cette commission : renforcer la dimension de l’évaluation économique dans l’élaboration des recommandations vaccinales. Ses vingt experts, nommés pour trois ans, vont se réunir pour la première fois ce 25 avril 2017.